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Muret, ville d’histoire

Différentes découvertes d’archéologues locaux permettent de penser que le territoire de Muret était peuplé dès la période du néolithique : un fond de cabane datant environ de 4000 av. J.C ayant été mis au jour au nord de la cité.
Différents objets de l’âge du cuivre, environ 3 000 à 2 500 av. J.C ; puis du bronze, à partir de 1 700 avant J.C indiquent ici la permanence du peuplement.
Une série de fours à briques Gallo-romains datant du 1er siècle de notre ère est implantée le long de la rive droite de la Garonne. Une villa occupait le site de l’actuel centre ville ; entourée de murs de protection elle avait pris le nom de Murellum qui est devenu Murel puis Muret au Moyen-Âge.
A la fin du VIIe siècle, Germier, onzième évêque de Toulouse, est le fondateur de la ville. Vers 693, Germier fait construire à Ox un monastère bénédictin et une église qu’il place sous le vocable de Saint Martin. Outre le territoire d’Ox, Germier se trouve propriétaire de l’alleu (fief) de Salas de Murel, au confluent de la Louge et de la Garonne où il fait construire selon son vœu une chapelle dédiée à St Saturnin, 1er évêque de Toulouse.
La ville pressée autour de cette première petite église Saint Sernin fondée par saint Germier n'est en réalité qu'un modeste "castrum" sur le promontoire rocheux au confluent des deux rivières Louge et Garonne.
En 1090 le premier marché « aux herbes », le Mercadar, est installé à l'intérieur de la cité. Une première ligne de fortifications est construite "pour mettre le public à l'abri des incursions des Tolosans"…

 A partir de 1120, apparaît « un grand et fort château, demeure des seigneurs Muretains, scis à une des extrémités de la ville faisant une pointe où les eaux de la rivière de Louge sont jointes avec celles de la rivière Garonne ». Le mariage de Diaz, héritière des seigneurs de Muret avec Bernard 1er Comte de Comminges, fait de Muret la capitale du Comté de Comminges.

 Au début du XIIe siècle, les Muretains vont entourer le bourg de sommaires fortifications qui suivent les cours des deux rivières, ce qui détermine une assiette triangulaire. Dans la seconde moitié du XIIe siècle le Comte Bernard III de Comminges souhaitant faire de Muret une ville "de connaissance et de religion", fait construire l'église Saint-Jacques, le Priourat, et agrandit la cité.

Des remparts reliant la Louge à l’ouest et la Garonne à l’est achèvent la protection. Aux trois angles de la citadelle correspondent trois « portes » qui permettent l’entrée dans la cité.
La construction des fortifications de Muret, commencée au Xe siècle, poursuivie aux XIe et XIIe a surtout été l'œuvre, au XIIIe siècle, de l'évêque de Carcassonne à qui Simon de Montfort avait confié la ville qu'il avait conquise sans trop de résistance en 1212.
Au sud de la ville, à l'emplacement des actuelles allées Niel, une épaisse muraille jalonnée de tours, est renforcée par des lices dominant un fossé sec : le "barrat » ; l’escarpe, mur de terre complété de sa contrescarpe, garantit la sécurité de l’ensemble. Tout le long de la Louge et de la Garonne, les murailles très épaisses surmontées de râteliers offrent, grâce à leur hauteur naturelle, une protection suffisante.
Durant des siècles, jusqu’en 1750, au prix d’énormes sacrifices, les Muretains ont entretenu et sauvegardé leur citadelle. L'enceinte triangulaire de la cité existera jusque vers la moitié du XVIIIe siècle.
Au début du XIXe siècle, après la Révolution, la ville est remaniée : les fossés au sud font place aux actuelles allées Niel, autorisant l’ouverture de voies vers le sud et l’extension de l’habitat.
Du XIIe au début du XXe siècle, alors que la ville ancienne, dans son enceinte médiévale au confluent de Louge et Garonne, est entourée de ses proches faubourgs, le territoire communal est essentiellement agricole. D’importantes propriétés foncières disséminées sur l’étendue de la commune sont encore en exploitation, les moins grandes ont disparu, beaucoup de terres ont été vendues au profit de lotissements. De la fin du XVIe siècle à la fin de la première guerre mondiale, la population Muretaine est évaluée à 3 500 à 4 000 habitants environ, chiffre important sous le règne d’Henri IV, mais qui ne l’est plus au début du XXe siècle.

 Grâce au fleuve, à ses ports, à son pont, Muret a longtemps été un centre de commerce, de religion et de culture. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer a anéanti le trafic fluvial. De plus – comme le montrent les registres d’état civil – les différents conflits internationaux ont décimé les effectifs de jeunes Muretains.
C’est vers la seconde moitié du XXe siècle que la ville a commencé à s’étendre.